vendredi 21 octobre 2011

MOHAMMAD HASSAN KADJAR


QUI EST-IL?
Le fils biologique du souverain Safavide et d’Émineh Khanom, épouse de Fath Ali Khan, grandit selon les rudes moeurs turcomanes, dans le clan des Turcomans Yamouts.
Il va de soi que Mohammad Hassan Khan est le prétendant au trône et qu’il se vengera de Nader Shah, l’usurpateur, meurtrier de son père.

mercredi 19 octobre 2011

Fath Ali Khan, prince Kadjar


LE CLAN DES BERGERS
leur chef se nomme Fath Ali Khan; âgé de 30 ans, c’est un guerrier ardent et un cavalier infatigable. Il a repoussé à maintes reprises les tentatives d’incursions afghanes sur le territoire persan.
Appelé à la cour du Shah à Ispahan, capitale et ville d’ émail bleu et de roseraies, il est reçu avec faste dans le palais d’Ali Kapou et se voit offrir l’une des épouses du Shah qui se nomme Émineh.
Indifférent à tout ce luxe, Fath Ali Khan alerte son souverain : Mahmoud, le chef des Afghans, prépare une grande offensive.
En fin stratège, Fath Ali Khan tente d’obtenir un financement lui permettant de rallier sous sa bannière tous les petits chefs de son entourage qui vivent au Mazendéran.
Peine perdue. 

LA DYNASTIE KADJARE


LES KADJARS
Peuple nomade de race blanche et de petite taille
Peuple parent du peuple turcoman / turkmène

LANGUE
la langue kadjare appartient au groupe sud-ouest des dialectes turcs tout comme le turcoman, l’osmani ou l’azéri.

LIEU DE VIE
dans la steppe qui s’étend de la haute Asie à la mer Caspienne

HABITAT
vastes tentes constituées d’une armature de roseau recouverte de feutre
fortifications pour se protéger des autres tribus 

BÉTAIL
la transhumance de leurs troupeaux obéit à un cérémonial bien précis : dates de migration + limites des pacages + lieu d’édification des tentes  + l’ordre de mise en branle de la caravane sont fixés selon des traités conclus entre les tribus et selon des règles de préséance internes au clan.

AGHA MOHAMMAD KHAN


STATUT : 
premier souverain kadjar

BATAILLES 
prise de Tiflis, capitale du royaume de Géorgie

PHYSIQUE
visage glabre, sillonné de profondes rides
sourcils qui tombent
ossature étroite
regard noir opaque, intelligent et froid

SURNOM
Khan Akhté, le Khan châtré

QUALITÉS
chasseur ardent
cavalier infatigable

FÊTE DES TABERNACLES OU FÊTE DES TENTES


fête célébrée à la fin de la moisson, au mois de tsiri, au tout début de l'année civile.
fête agraire, de nature primitive
le don de la pluie dépend de la fête liée à la conception de Yahweh comme roi dont on célèbre l'intronisation.

FÊTE DU NOUVEL AN


DIFFÉRENTS THÈMES COMPOSENT CETTE FÊTE
- la commémoration des victoires de Yahweh, Chef des forces de la lumière, sur les forces des ténèbres
- intronisation de Yahweh comme roi
- mise à mort de Rahab, monstre symbolisant le chaos primordial
- revivification de la nature pour l'année à venir.

EXPRESSION DE CES THÈMES DANS UN RITUEL EXÉCUTÉ AU TEMPLE
1) Yahweh = maître des eaux
Dieu ouvre les cieux (psaumes 32 et 64)
la "Mer d'Airain" = réplique de l'Océan cosmique
Dieu est intronisé comme Roi déchaînant les flots et faisant gronder le tonnerre (psaume 28 qui rappelle le Poème de la Création de facture babylonienne)
2) procession d'intronisation de Yahweh comme roi au Temple accompagné de l'Arche d'Alliance (psaumes 46 et 67)
a°Le psaume 46 célèbre le triomphe rituel de Yahweh, le Grand Roi qui apporte le salut à son peuple, lui donne la victoire sur la mort, procure la renaissance de toutes choses, le renouveau de la vie.
b° psaume 47 est le récit de la victoire totale de Yahweh sur tous les "rois de la terre" ligués; ces "rois de la terre" ou "rois des nations" sont : 
- les ennemis de Dieu et de son peuple, Canaan, etc...
- les forces des ténèbres et de la mort, dont les ennemis politiques de la nation ne sont que les instruments et ne représentent qu'un aspect parmi d'autres.
3) psaume 88 chante le triomphe sur le monstre primordial, Rahab (le chaos des eaux) et ses alliés;
Le salut vient dès que Yahweh se manifeste comme roi à la période de la moisson;  
Le Festial du Nouvel An est aussi lié au statut du roi humain d'Israël comme force de vie de la nation.
4) rappel du pacte de Yahweh avec la Maison de David 
ici, c'est le roi lui-même qui parle et qui termine la liturgie. Il reproche à Dieu d'avoir permis l'humiliation de Son Oint.
Au cours de la fête, le roi apparaît comme le "serviteur souffrant" et humilié.
Les psaumes 24, 37, 39 et 40 montrent le roi accablé de maux parlant des "péchés de sa jeunesse". En réalité, le roi parle au nom de son peuple qu'il représente, qu'il incorpore, et le "je" employé est un "je" collectif. Le roi porte les péchés du peuple, il en est humilié. 
Cette humiliation rituelle est une leçon : la délivrance, la victoire sur la mort dépendent uniquement de Dieu; dans le combat contre les forces du mal, c'est seulement quand les perspectives sont les plus noires que Dieu intervient et sauve. 
5) le roi affirme sa fidélité dans une "confession d'innocence".
Psaume 17 : le roi remercie Dieu de l'avoir arraché à la main de ses ennemis, de l'avoir retiré des "grandes eaux" prêtes à l'engloutir. Le psaume 17 est un psaume de combat contre les forces des ténèbres. Le roi est sauvé à cause de sa justice (tsédek), il est justifié comme juste (tsaddik).
6) le roi reçoit le pardon car il est "juste" devant le Seigneur
c'est tout le peuple, dont le roi est le "foyer" qui est délivré de la mort et justifié. La vie du roi est renouvelée et celle du peuple avec lui.
Le psaume 117 est un chant de victoire et d'action de grâces destiné à une procession qui passe par les "portes de justice". 
7) renouvellement du pacte davidique devant l'autel et réinvestiture du roi, ré-adoption comme "fils de Dieu" (psaumes 2 et 109)

mardi 18 octobre 2011

PRINCIPE DE MASCULINITÉ


Pendant 300 ans, la dynastie capétienne a bénéficié d’une descendant mâle en ligne directe et ininterrompue.
Entre 987 et 1316, la succession ne posait aucun problème : les mâles succédaient aux mâles…
En 1316 et ne 1328 les héritiers mâles firent défaut : les juristes se référèrent alors à la loi des Francs saliens, loi idéologique et religieuse situpulant que la fonction royale étant un ministère ecclésiastique et sacré, elle ne pouvait pas être exercé par une femme car les femmes étaient exclues du sacerdoce de l’Eglise. En conséquence, les femmes étaient exclues du pouvoir. On peut faire un parallèle frappant avec le trône du royaume d’Israël qui n’a jamais été confié à une femme ! 

L’Eglise invoque le rôle sacerdotal inspiré de la tradition hébraïque afin d’imposer le sacre tant dans l’Espagne des Wisigoths du VII ème siècle que dans la France de Pépin le Bref en 851 et 854. L’onction du sacre permettait d’écarter les femmes du trône de France alors qu’elles pouvaient très bien être régentes. 
Le principe sacerdotal fait du ministère royal un magistère hors du commun. 

1316 L’exclusion des filles : 
1314 mort de Philippe IV le Bel qui laisse ses trois fils se disputer la couronne : 
1) Louis
2) Philippe
3) Charles 
4) Isabelle mariée à Edouard II d’Angleterre.

1) Louis 
Il devient roi en mais il meurt en 1316
Sa fille d’un premier lit, Jeanne de Navarre, est âgée de 4 ans 
Sa seconde épouse, Clémence, attend un enfant.

2) Philippe
Comte de Poitiers, il réunit une assemblée de barons qui lui octroie la régence jusqu’au 14 novembre 1316, date de la naissance de Jean. Malheureusement, Jean meurt quelques jours plus tard.

Question existentielle : 
Qui devait recevoir la Couronne? Jeanne, héritière royale puisque fille de Louis et de Clémence ou bien alors Philippe, frère cadet de Louis?
Dans bon nombres de fiefs, le droit féodal admettait les filles à la succession lorsque les mâles faisaient faux bond.
Mais puisque le royaume n’était plus assimilable à un fief, pourquoi ne pas aller chercher la réponse à la question dans les royaumes voisins? 
La couronne passait aux filles en l’absence de mâles dans les royaumes de Castille, Aragon, Navarre, Portugal et même dans l’empire latin d’Orient.


POUR LIRE LE TEXTE ORIGINAL















LA PRIMOGÉNITURE


Au XI ème siècle, la succession des fiefs allait automatiquement à l'aîné des garçons, considéré le plus apte au combat, de par son expérience et sa maturité. Transmettre les fiefs à un seul évitait de les morceler et d’affaiblir le domaine. Ainsi en était-il du royaume de France qui se devait de rester  en « indivision ». La royauté se transforma en un « bloc » non partageable qui n’avait plus rien à voir avec un patrimoine privé.

Robert Ier le Pieux choisit comme successeur l’aîné de ses fils, Henri Ier. Son épouse aurait préféré que ce soit le cadet qui soit associé. Afin d’éviter une scène de ménage, Robert demande conseil aux évêques qui appuyèrent son choix. La primogéniture d’abord en ligne directe puis en ligne collatérale (en cas d’extinction de la ligne directe) devint alors le moyen le plus simple d’éviter les disputes familiales pour la succession au trône. 

Ce principe fut complété par la « représentation successorale » : cette règle, inspirée du droit romain privé, permet à un descendant royal d’être substitué dans les droits de son père ou de son grand-père, lui-même décédé avant son accession au trône. 

A la fin du XII ème siècle, la primogéniture enracine l’idée de l’indivisibilité de la succession de la fonction royale qui est définitivement reconnue. 

POUR LIRE LE TEXE ORIGINAL : 

LETTRE DE LOUIS XVI à CHARLES IV


Le roi de France Louis XVI adresse une lettre au roi d’Espagne Charles IV. 
Cette lettre dit que Louis XVI considère Charles IV comme « chef de la seconde branche »mais Louis XVI conserve pour son usage personnel le titre de « chef de la première branche ».

LE PRINCIPE D'HÉRÉDITÉ


A la fin du IX ème siècle les charges administratives ainsi que les fiefs se transmettent par voie héréditaire.
La dynastie carolingienne ayant perdu son prestige, la fonction de « roi » se transmet par l’élection du candidat tel Vercingétorix ou Hugues Capet.
L'imposition par la force du principe d’hérédité aurait été récusée par les Grands du Royaume (ecclésiastiques et dignitaires). Alors que faire? comment procéder? Il suffisait de remettre en vigueur la pratique carolingienne dite de « l’association au trône » : associer en qualité de « roi en second participant au pouvoir du roi en titre » (rex coronatus « roi couronné ») le candidat potentiel. Aux XI et XII èmes siècles, cette pratique permettait d’imposer le sacre anticipé du successeur officiel. Afin de pouvoir « associer » son fils Robert, Hugues Capet prit pour prétexte le SOS militaire lancé par le comte de Barcelone aux prises avec les envahisseurs musulmans. 
Avec la mort d’Hugues Capet en 996, Robert Capet changea de statut et passa de « rex designatus » (roi désigné) à « rex coronatus » (roi couronné). Il régna seul et se nomma Robert Ier. Sa très grande foi en Dieu fit qu’on lui donna le surnom de « le Pieux ».
le principe d’association se perpétua avec les rois successifs : Philippe Ier fut nommé rex designatus à l’âge de 7 ans  en 1059 et roi coronatus  à l’âge de 8 ans en 1060. Comme Philippe était bien trop jeune pour régner tout seul, ce fut son oncle, Baudoin de Flandre qui inaugura la première régence. Devenu adulte, il eut un fils qu’il prénomma Louis. Celui-ci fut désigné en 1098 et sacré roi en 1108.
En cas de décès du candidat désigné, c’était son cadet qui était immédiatement sacré roi : Henri Ier en 1027 remplaça son frère Hugues; Louis VII prit la place de son frère aîné Philippe en étant désigné en 1131.
En 1179, peu de temps avant sa mort, Louis VII associa son fils Philippe. Celui-ci refusa de soumettre au rite de l’association du trône et même à celui du sacre anticipé son fils Louis VIII qui lui succèdera sans problème.

Après avoir vaincu le roi d'Angleterre qui lorgnait dangereusement sur le territoire français et après avoir clamer son indépendance vis-à-vis du pape et de l’empereur d’Allemagne, Philippe dit « Auguste » invoqua l’imperium qui renforçait sa dynastie et rendait légal le principe d’hérédité. Comme Philippe était à moitié carolingien par sa mère Adèle de Champagne, ses successeurs avaient eux aussi quelques gouttes de sang carolingien dans les veines. Cet état de fait contribua a légitimer et légaliser la dynastie capétienne.




samedi 15 octobre 2011

DYNASTIE DES STUART



Maison royale des Stuart (Stewart en Ecosse)
- issue des racines scots, gaéliques et bretonnes
- descend du roi Erc of Irish Dal Riata, + les Rois-Pêcheurs de Gaule
- dynastie européenne qui régna pendant plus de 3 siècles en tant que rois Stuart des Scots à partir de 1371 et en tant que rois Stuart de Grande-Bretagne dès 1603.
- 1542 : mort de James V
- 1548 : Henry VIII d'Angleterre guerroie sans cesse contre l'Ecosse
- 1548 : Mary, fille de James V, âgée de 6 ans, est expédiée en France à la cour de Diane de Poitiers, maîtresse d'Henri II.
- 1558 à l'âge de 16 ans, Mary est mariée au Dauphin François ; par cette alliance, elle est reine des Scots + reine de France.
- mort de François de France
- 1561 retour de Mary en Ecosse.
- John Knox, ancien chapelain à la cour Tudor, instaure l'Eglise presbytérienne en Ecosse. (au XIVème siècle, la nation écossaise a été excommuniée car son roi Robert le Bruce avait contrarié le pape).
- Knox annonce que selon la loi de Dieu, aucune femme n'était à même de gouverner le royaume
- 1565 James, comte de Moray et demi-frère protestant de Mary, lève une armée contre sa soeur. Il échoue dans sa tentative de réclamer la couronne d'Ecosse et il est exilé en Angleterre.
- 1565 Mary épouse Henry Stewart, lord Darnley qui revendique la couronne d'Angleterre grâce au mariage de sa grand-mère Margaret Tudor ( veuve de James V) avec le comte d'Angus.
- 19 juin 1566 naissance de James VI (fils de Mary et d'Henry Stewart) au château d'Edimbourg.
- 10 février 1567 assassinat d'Henry Stewart à Kirk o' Field House, élaboré par James Hepburn, comte de Bothwell, Grand Amiral d'Ecosse et ses hommes de main.

DYNASTIE DES TUDOR



LA MAISON DES TUDOR
1485 : Bataille de Bosworth Field : les Tudor écrasent les Plantagenêt
Margaret Tudor, tante d'Elisabeth épouse le roi James IV Stewart des Scots. Elle est la grand-mère de Mary.